Épouses, oncles et cousins

Les épouses des de BÉRÜE après 1791

Il existe des pages qui traitent le sujet :

Les épouses avant 1791

Jeanne BOUVERIE

Jeanne BOUVERIE (1732-1805) a épousé Pierre Paul de BÉRÜE (1723-1790) en 1753, à Vitré.

La famille BOUVERIE, comme les autres familles de notables évoquées dans cette page, combinait la gestion de propriétés agricoles et le négoce (de toile le plus souvent), complété parfois par des offices seigneuriaux ou royaux. Elle possédait le Gérard en Montreuil-sur-Pérouse, aussi certains de ses membres ajoutaient "de Gérard" à leur patronyme. Par exemple, le père de Jeanne signait "Charles Bouveris de Gerard", tandis que le grand-père en restait à "François de la Bouveris" tout court.

Anne Renée RAVENEL

Anne Renée RAVENEL (1681-1770) a épousé Jean François de BÉRÜE (1685-1742) en 1711, à Rennes.

RAVENEL est un nom porté par de nombreux notables de Vitré des XVe, XVIe et XVIIe siècles, sans qu'on puisse prouver que toutes ces branches se rattachent à une origine commune. Le spécialiste de l'histoire des familles de Vitré, Edouard FRAIN (1840-1921, conservateur-adjoint de la Bibliothèque de Vitré), classe les RAVENEL des XVIIe et XVIIIe siècles en descendants du sieur de Ruillé et en descendants du sieur du Mézard. CHATEAUBRIAND, le célèbre écrivain, avait une grand-mère RAVENEL issue de la branche du sieur de Ruillé. Mais il n'est pas mon cousin, car Anne Renée RAVENEL avait pour ancêtre le sieur du Mézard.

Dans les descendants du sieur du Mézard, on trouve plusieurs membres de la Confrérie des Marchands d'Outre-Mer. Cette confrérie rassemblait des négociants spécialisés dans le commerce international de la toile à partir de Vitré. Cette activité avait fait la fortune de Vitré au XVe et XVIe siècles. Elle concernait essentiellement des voiles pour la marine, et elle était particulièrement développée avec l'Espagne. En 1473, des RAVENEL comptaient parmi les membres fondateurs de la Confrérie des Marchands d'Outre-Mer. On trouvait également des GEFFRARD parmi ces fondateurs, et la grand-mère du côté paternel d'Anne Renée RAVENEL était une demoiselle GEFFRARD, fille de Guy GEFFRARD de Lentillère (1548-1605), un des plus riches bourgeois de Vitré au XVIe siècle, reçu en 1573 dans la Confrérie des Marchands d'Outre-Mer.

Jeanne CHARIL

armes des Charil

extrait armorial
d'Hozier de 1696

Jeanne CHARIL (1655-1715) a épousé Jean de BÉRÜE (1655-1707) en 1675, au Pertre.

Mon ascendance dans cette famille originaire du Pertre, à la frontière entre Anjou et Bretagne, commence au XVe siècle avec des noms mais très peu de dates. Le premier élément issu d'un registre paroissial est le décès d'un centenaire (François 1516-1616). Son fils est mort octogénaire (Guillaume 1545-1625) ; parmi les enfants de Guillaume on trouve un médecin et un chirurgien. Ce dernier, René (1584-1638), qui est mon ancêtre, est qualifié de maître opérateur des dislocations et fractures.

Un point intéressant est le fait que plusieurs CHARIL (branche de la Rousselière) ont été maîtres des eaux et forêts de la baronnie de Vitré entre 1630 et 1720. Il s'agit d'un grand-oncle de Jeanne Charil, suivi du fils et du petit-fils de ce grand-oncle. Comme Jean de BÉRÜE (1655-1707) a été procureur fiscal des eaux et forêts et son fils Jean François (1685-1742) maître des eaux et forêts, Jeanne CHARIL a donc été l'épouse d'un procureur fiscal des eaux et forêts, ainsi que la cousine et la mère de maîtres des eaux et forêts de la baronnie de Vitré.

Macée BLANCHET

Macée BLANCHET (1610/1620-1686) a épousé Jacques de BÉRÜE (1611-1672) vers 1637.

Rien de trouvé sur les origines de cette ancêtre pour le moment.

Gillette CYREU

Gillette CYREU (vers 1583-1649/1651) a épousé Julien de BÉRÜE (1565/1585-1628/1634) dans les premières années du XVIIe siècle, probablement à Saint-Aubin-des-Landes.

La famille CYREU possédait la Poupardière en Saint-Aubin-des-Landes : le titre de Sieur de la Poupardière a été repris par mes ancêtres Jean de BÉRÜE (1655-1707) et Jean François de BÉRÜE (1685-1742), et par Guy Louis de BÉRÜE (1715-1785), frère aîné de mon ancêtre Pierre Paul de BÉRÜE (1723-1790). Par ailleurs, la mère de Gillette CYREU était une demoiselle JEHANNET (variante JANNET) originaire de Bais, et plus précisément du lieu-dit Béru (cf. Le berceau de la famille de BÉRÜE).

Quelques oncles et cousins

Des oncles, tantes, cousins ou cousines apparaissent souvent dans les actes qui jalonnent la vie d'un individu (témoins ou parrains/marraines). Ce paragraphe porte sur les COLLAS et les COURSON de la BELLE-ISSÜE, cités dans des actes concernant mes ascendants de BÉRÜE.

Dans l'acte de baptême d'Edme I de BÉRÜE, à Vitré, le 3 avril 1768 :

parrain le sieur Edme Charles Collas Receveur des domaines et contrôles à Vitré
Marraine Dlle Renée marie Gillonne de Berüe cousine germaine de l'enfant

Dans l'acte de décès du même, à Vitré le 26 mai 1813, les déclarants sont :

Théophile Agapit Pierre Collas, greffier de Police, âgé de trente neuf ans, demeurant place impériale
et François Marie Désiré de Courson, propriétaire, âgé de vingt quatre ans, demeurant près la place Napoléon de cette ville,
le premier cousin germain et l'autre enfant issu de germain du défunt

Dans l'acte du mariage de Stanislas de Berüe et Zoé Talvat à Méral (Mayenne) le 24 avril 1821, le cousin Théophile réapparaît :

Stanislas Félix de Bérüe nous ayant déclaré n'avoir ni ailleuls ni ailleules et nous ayant présenté son acte d'émancipation en présence du sieur Théophile Agapit Pierre Collas son cousin et curateur, domicilié en la ville de Vitré place d'arme […]

Les COLLAS

Edme COLLAS, le parrain d'Edme I de BÉRÜE, était un oncle du côté maternel, originaire de Clamecy, dans l'Yonne. Il avait épousé Marie Anne BOUVERIE, une sœur de la mère d'Edme. Théophile Agapit Pierre COLLAS, cousin germain d'Edme et curateur de Stanislas, était un des enfants de ce couple.

Un point qui mérite un petit développement, c'est le prénom qu'Edme COLLAS a transmis à mon aïeul en étant son parrain. Ce prénom a été repris par son petit-fils, Edme le second, ainsi que par la fille et le petit-fils de celui-ci (cf. le deuxième prénom de mon arrière grand-mère et le troisième de mon grand-père). La région d'origine d'Edme COLLAS explique son prénom : Saint Edme (variante d'Edmond) était archevêque de Cantorbéry au XIIIe siècle ; il s'était réfugié du côté d'Auxerre suite à des différends avec le roi d'Angleterre. Edme était depuis un prénom populaire dans la région. Je souligne au passage que ce prénom s'écrit bien Edme, l'accent étant réservé à la version féminine, Edmée. Edme COLLAS semble avoir été par ailleurs un amateur de prénoms inusités, puisque dans ses enfants, à côté de Théophile Agapit, on trouve une Théotiste Agathe.

Les COURSON de la BELLE-ISSÜE

armes des Courson

extrait armorial
d'Hozier de 1696

François Marie Désiré de COURSON de la BELLE-ISSÜE (Désiré étant le prénom usuel), le cousin issu de germain d'Edme de BÉRÜE qui apparaît dans son acte de décès, est un fils de Pauline Élizabeth de BÉRÜE, cousine germaine d'Edme. Il est issu du mariage de celle-ci avec Jean Marie François COURSON de la BELLE-ISSÜE, officier de la Marine, originaire de Tréguier (Côtes-d'Armor).

Désiré de COURSON a été un chef local de la chouannerie de 1832 ; il s'agissait d'une tentative des légitimistes, animée par la duchesse de Berry, de placer sur le trône le fils de celle-ci (c'est-à-dire le petit-fils de Charles X) ; pour cela, il fallait commencer par renverser Louis-Philippe. Désiré de COURSON a été gravement blessé dès les premiers (et derniers) accrochages, le 30 mai 1832 (combat de Touchenault, à 13 km de Vitré) ; malgré sa blessure, il a réussi à échapper aux autorités et à se réfugier en Angleterre. Il a pu revenir en France après l'amnistie de 1840 ; il est mort le 29 décembre 1859 dans son château des Hurlières (Châtillon-en-Vendelais - Ille-et-Vilaine).